À bicyclette

Lors de ses vœux pour l’année 2019, le Maire Philippe Sueur a souligné à juste titre, parmi les grands travaux prévus, le réaménagement complet de la Promenade Eric Tabarly, le long de la partie nord de l’avenue de Ceinture. Si les piétons, les pêcheurs et les promeneurs y trouveront un espace parfaitement adapté, il est clair que les cyclistes ont été oublié(e)s.

Pourtant, l’avenue de Ceinture permet non seulement de faire le tour du Lac mais aussi d’accéder au lycée Gustave Monod où d’aileurs les élèves vont bientôt bénéficier d’un tout nouveau garage à vélo.

Une façon ainsi de leur permettre d’utiliser le vélo plutôt qu’une dépose en voiture ou les transports en commun, libérant ainsi de la place tant sur la chaussée que dans les bus. De plus, ce serait l’occasion de poser les bases d’un raccordement avec l’historique bande cyclable sur trottoir entre la rue du Général de Gaulle et l’avenue Carnot. 
La ville, membre du réseau des villes créatives de l’Unesco, serait bien inspirée de réfléchir enfin à une politique cyclable lui permettant de participer à cette évolution sociétale des moyens de déplacements urbains. En effet, hormis une partie du boulevard du lac, rien n’a jamais été fait pour favoriser la circulation des cyclistes si ce n’est la pause d’arceaux « 2 roues », trop souvent occupés par des 2 roues motorisés. 
C’est ainsi qu’on retrouve sur les trottoirs, non seulement les véhicules motorisés dont la ville a pourtant su intelligemment limiter le stationnement dans les rues, mais aussi, parfois, des cyclistes adultes craignant de pédaler au milieu d’une intense circulation automobile ou confrontés à un plan de circulation inadapté. 
Par exemple, depuis l’Office du tourisme, un(e) cycliste ne peut pas rejoindre directement et rapidement l’École de musique et de danse :
Pourtant, lorsqu’elle a complètement réhabilité le boulevard Cotte la ville aurait dû appliquer les dispositions de la loi « Laure » (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) du 30 décembre 1996 qui s’inscrit pleinement dans une démarche d’amélioration de la qualité de vie prônée par la Ville. En effet, en créant les conditions pour inciter à limiter l’usage de la voiture au profit de la marche ou du vélo, on permet de diminuer le bruit et la pollution de l’air, d’améliorer la santé de la population par la pratique d’une activité physique modérée et de faciliter la circulation de celles et ceux ne pouvant réellement pas se passer de leur voiture.
La ville d’Enghien pourrait ainsi faire partie d’un autre club, celui des villes et territoires cyclables, ce qui renforcerait aussi son potentiel et son attractivité touristiques.

2 Comments

  1. En plus d’être pratique et respectueux de l’environnement, le vélo comme vecteur du tourisme est l’une des filières touristiques françaises les plus dynamiques :
    1ère première pratique d’itinérance des touristes sur le territoire,
    25 % de cyclistes étrangers,
    9 millions de séjours par an,
    2ème destination mondiale pour le tourisme à vélo après l’Allemagne,
    16 000 emplois générés par cette filière, dont 50% dans l’hébergement et la restauration, mais aussi dans les commerces locaux, dans les professions du cycle et chez les opérateurs de tourisme,
    2 Mds€ de chiffre d’affaires global.
    Et ce n’est pas moi qui le dis mais Bercy, qui n’est pas un repaire de prosélytes de la petite reine : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-11002QE.htm
    Les partenaires de la Loire à vélo ne s’y sont pas trompés : il serait dommage qu’Enghien-les-Bains ne s’efforce pas d’en prendre sa part, non ?

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